lundi 23 octobre 2017

2 jours à la Halle aux sucres / Learning Center Ville Durable

Comme de nombreuses personnes engagées dans la démarche de transition, nous ressentons parfois le besoin de rencontrer des groupes, des associations, des collectifs, des familles, qui œuvrent dans le même sens que nous. Si le mouvement de transition est bel est bien en chemin sur le sol français, il s'agit d'une révolution silencieuse... noyée dans un discours médiatique qui privilégie la surconsommation, les crises, les manèges politiques et la barbarie. Mais, pour citer Loïc, un autre "transitionneur" qui se reconnaîtra, un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse ! Il faut parfois se détourner du vacarme et simplement ouvrir les yeux, changer de lunettes.

C'est un peu par hasard et sans croire vraiment que nous serions acceptés que nous nous sommes inscrits à un workshop organisé par Rob Hopkins au sein de la Halle aux sucres de Dunkerque, en tant que "porteurs de projet de transition", à savoir notre projet associatif "Ter(re)tous Transition". Notre inscription a bien été validée, et nous voici donc arrivés au D-Day, le 20 octobre. D'abord, nous nous familiarisons avec le lieu, la Halle aux sucres, et nous mesurons très vite son caractère exceptionnel : il s'agit d'un magnifique bâtiment, un Learning Center Ville Durable, qui mêle plusieurs espaces et fonctions - centre documentaire, expositions, centre de formation, espace de travail, auditorium....

 
 (L'entrée du bâtiment, vaste rampe encadrée de vitres sur lesquelles sont apposées des citations inspirantes / Exposition "Transitions en action" / Exposition "Villes Durables)

La journée de travail commence ensuite par un déjeuner convivial (et cohérent avec le lieu, façon zéro déchet) avec les autres groupes présents, Rob Hopkins et l'équipe de la Halle aux sucres.  Ambiance typique de ce genre de réunions : pas de hiérarchie, pas de protocole, tout le monde se tutoie et fait connaissance.
Le workshop à proprement parler commence ensuite ! Après un tour de parole pour que chacun présente son projet, ainsi que ses attentes relatives à la journée, plusieurs ateliers interactifs rythment l'après-midi. "Mapping" pour se situer les uns par rapport aux autres, questionnement sur la "santé" de notre projet et sur l'ancienneté de notre engagement. Puis autoformation à partir de cartes disponibles sur Transition France pour faire un retour réflexif sur l'état d'avancement et la cohérence de notre projet et les étapes qu'il nous reste à aborder. L'après-midi s'est terminé par un échange de questions et de pratiques très éclairant, toujours dans la joie et l'optimisme !
Je pense que chacun des participants est reparti avec le cerveau en ébullition !

samedi 14 octobre 2017

Promenade au Bois de Roquelaure


Encore une bien belle balade à faire à quelques minutes en voiture de Béthune ! Le Bois de Roquelaure se situe à Lapugnoy.

Depuis Béthune, empruntez le rond-point St Pry direction Lillers. Au feu tricolore du stade de Lapugnoy, où se trouve un gros ballon de foot décoratif, tournez à gauche puis poursuivez votre route tout droit sur quelques kilomètres. Dans Lapugnoy, un panneau indique "Bois départemental de Roquelaure", suivez-le, vous atterrissez au parking du cimetière où vous pouvez laisser votre véhicule, à quelques mètres du point de départ de plusieurs circuits pédestres.


Nous avons apprécié l'endroit car il est très préservé et respecté des promeneurs. C'est un bois assez "sauvage" (jusque là rien d'anormal, me direz-vous, mais on précise, parce que dans la région, le bois d'Ohlain par exemple n'a plus grand chose de sauvage), les chemins sont recouverts de feuilles, pas de béton !



dimanche 8 octobre 2017

Des graines de de(ux)main(s)

Un an. Ce blog a été créé il y a un an, quasiment jour pour jour ! Dans le but de montrer qu'on n'est pas prisonnier du système de l'hyper-consommation, de l'hyper-gaspillage, si on décide de choisir une autre direction. Dans le but de semer des graines de possible ici et là, en espérant que chacun puisse les semer à son tour.

Il n'y avait pas meilleure période pour établir un parallèle entre ces graines imaginaires semées dans les esprits et les graines bien palpables, c'est-à-dire les semences.

Aujourd'hui, la question des semences est un enjeu majeur de la survie de notre espèce, et pourtant, une infime minorité d'individus ont conscience de cette urgence. Le sujet est vaste et complexe, essayons donc d'en balayer quelques aspects...

Demandez aux jardiniers autour de vous, à vos proches qui ont un potager : combien récupèrent les graines de leurs légumes pour les resemer l'année suivante ? La majorité des gens que nous connaissons achètent chaque année de nouvelles graines pour leur semis ou directement de nouveaux plants à repiquer. 

mercredi 20 septembre 2017

Le plastique, c'est fanta...merdique !

Faites le test, regardez autour de vous dans votre maison, dans votre bureau, dans votre voiture... Il y a du plastique absolument PARTOUT. A tel point qu'on se demande un peu comment les gens faisaient AVANT. 
Alors que la première matière plastique artificielle (le celluloïd) n'a été inventée qu'à la fin du XIXème siècle, que l'utilisation du plastique a véritablement connu un essor à partir des années 1940 (bonjour le formica, le nylon, le silicone, le PET...), on passe presque pour un original quand, en 2017, on achète plutôt des ustensiles en bois ou en métal.

Oui, d'une certaine manière, le plastique a été fantastique car il a permis des évolutions dans de nombreux domaines, de la médecine à l'aéronautique en passant par l'électronique et tant d'autres. Toutefois, le constat concernant le plastique est aujourd'hui consternant.

Voici quelques informations pour essayer de vous expliquer pourquoi on trouve le plastique bien plus merdique que fantastique (on a tenté de vous mettre les liens vers quelques sources).

(superman, désolé mais tu n'es pas à la hauteur...)

Aujourd'hui, le plastique pose de nombreux et sérieux problèmes environnementaux.

Vous avez forcément entendu parler du "septième continent" : ces espèces de tourbillons de déchets plastiques qui se sont amalgamés dans les océans, une gigantesque "soupe de plastique". Bon appétit.
On estime aujourd'hui qu'en 2050, il y aura plus de plastique que de poisson dans l'océan (lire).

dimanche 27 août 2017

Zéro déchet & camping : nos vacances en Dordogne

La rentrée approche à pas de géant et nous n'avons pas encore pris le temps de vous parler des vacances... on va dire que c'est pour faire durer le plaisir !


Chez les castors, les vacances d'été riment avec CAMPING ! Parce qu'on aime profiter du grand air, parce que la vie en tente coupe avec le quotidien (pas beaucoup de confort, mais pas beaucoup de ménage non plus, ahaha !), parce qu'on aime se retrouver en pleine nature et parce qu'on y fait souvent des rencontres.
Le camping est-il compatible avec un mode de vie zéro déchet ? That is the question !!

En 2016, nous avions mis le cap sur l'Auvergne, mais avions laissé le zéro déchet de côté le temps des vacances, cela nous semblait presque trop compliqué d'ajouter ce paramètre dans notre séjour en camping.
Cette année, nous étions bien décidés à faire plus attention, les sacs en tissu et les tup tup étaient du voyage, direction la Dordogne !

Nous avions choisi le camping La Noyeraie, à Groléjac, à une dizaine de km de Sarlat. Il s'agit d'un camping dit "à la ferme" : les propriétaires cultivent et ont des animaux, toutefois c'est un camping tout à fait classique sur les autres plans, format familial (et convivial), sans animation (ça nous va), calme, mini budget, piscine, entretien impeccable. Les poubelles respectent le tri sélectif et un composteur est à disposition.

vendredi 25 août 2017

Faire ses conserves de sauce tomate

La sauce tomate en bocal est un aliment que l'on consomme tout au long de l'année chez nous, c'est l'amie des mercredi midis pressés et des pâtes bolo adorées des castors juniors.
La sauce tomate de magasin bio est loin d'être donnée, c'était donc l'un de nos objectifs de l'été 2017 que de faire nos propres conserves de sauce !

L'idéal est bien sûr d'utiliser des tomates bien mûres de votre potager (et ça permet d'écouler les stocks quand elles donnent en abondance), sinon, n'hésitez pas à faire les fins de marchés pour récupérer des tomates un peu abîmées à prix tout doux.
Ici, nous avons utilisé de grosses tomates bien charnues de variétés anciennes bio (très goûtues en comparaison avec les tomates rondes et fades pleines d'eau de supermarché), achetées sur le marché. On vous recommande au passage les légumes des Fermiers Bio, présents notamment sur le marché de Béthune, qui ont aussi un magasin au Hamel, à Beuvry (62).
 (Les enfants n'ont pas manqué de me faire remarquer que ma sauce est...jaune ! Normal, mes tomates étaient multicolores à tendance jaune-orangé...)

Il existe une multitude de recettes, le mieux est encore d'assaisonner le tout à votre goût !

Chez les castors, pour 4 pots de sauce, on a fait cuire :
- un oignon émincé, revenu dans 5 cl d'huile d'olive
- 5 grosses tomates anciennes coupées en dés
- de l'ail des ours, du basilic, de l'origan, du sel, du poivre, de l'ail en poudre, une pointe de curry.

N'hésitez pas à goûter en cours de préparation pour vérifier l'assaisonnement.
Quand les tomates commencent à être bien cuites, vous pouvez donner un petit coup de mixeur pour une texture plus lisse.
Nous avons laissé mijoter 45 minutes dans un faitout à feu doux, sans couvercle. Si la texture est trop liquide à votre goût, laissez mijoter plus longtemps !

Ensuite, nous avons réparti dans des pots propres (type pots à confiture ou pots à conserves), et avons fermé les couvercles. 

Nous avons ensuite déposé les pots dans un grand faitout rempli d'eau (à hauteur des pots) et avons porté à ébullition, pendant une heure, puis laissé refroidir dans l'eau, avant de pouvoir ranger les pots dans le placard !
Normalement, quand ils refroidissent, vous entendez les couvercles faire "clic" (ou "pop"...), c'est le signe que la stérilisation a bien marché.
Maintenant, on a hââââte de goûter.

Nous nous sommes contentés d'une petite fournée pour cette fois, mais si c'est un succès, nous renouvellerons l'expérience pour subsister quelques mois !

NB : si vous avez la flemme de faire des conserves, vous pouvez toujours mettre le tout au congélateur ;)

Eh hop, un pas de plus vers l'autonomie, un pas de moins vers le supermarché !!!

Remarque : On a trouvé des pots à conserve pour petits budgets chez Lidl (oui, on y va ponctuellement, car leur PQ écolo/compostable/biodégradable est à prix mini), la même marque est vendue aussi chez Action en différents formats. 

dimanche 23 juillet 2017

La force du collectif

Vous vous demandez peut-être ce qu'on devient, chez les castors. Il est vrai que les publications se sont espacées, et pourtant... La transition est toujours - et plus que jamais - d'actualité dans notre joyeux foyer.

En réalité, il y a une force qui nous porte depuis plusieurs mois, celle du collectif.

Il y a bien sûr l'association Ter(re)tous Transition, toute fraîche et guillerette, qui nous prend un peu de temps (et c'est tant mieux) et qui couve de nombreux projets enthousiasmants. Si elle existe aujourd'hui, c'est grâce à l'auberge espagnole à laquelle on a invité les habitants de notre quartier en mars : avancer au-delà de la démarche familiale et aller à la rencontre de ses voisins, une action a priori simple (quoique, dans notre société, pas si évidente...) qui a eu un effet boule de neige.

Mais ces dernières semaines ont aussi été riches en rencontres et en invitations. La fête des voisins (merci Marie d'avoir fait le lien entre tout ce petit monde) fut un vrai beau succès humain intergénérationnel. Rencontres, accueil de nouveaux voisins, échanges de recettes, humour, jeux d'enfants, prises de contacts, dégustation d'orties...et puis, qu'est-ce qu'on a ri ! C'est peut-être là le plus important !
(Fête des voisins)

Des rencontres virtuelles se sont concrétisées in real life !

lundi 19 juin 2017

Ice Tea maison !

En ces journées caniculaires, on se dit qu'une recette de thé glacé maison sera la bienvenue !

Voici une boisson qui est simple comme bonjour à préparer, et très minimaliste du côté des ingrédients (et donc des déchets...).


Il vous faut :

- un litre d'eau bouillante
- une boule à thé de thé noir en vrac (ou un sachet de thé noir), éventuellement aromatisé
- 4 cuillères à soupe de sucre (de canne non raffiné, c'est mieux, si vous avez suivi...)
- un demi-citron bio

Faites bouillir un litre d'eau dans une casserole. Quand elle bout, coupez le feu et faites infuser le thé quelques minutes (à voir selon vos goûts, 2 à 5 minutes pour un thé plus ou moins corsé). Placez la préparation dans une bouteille propre, ajoutez le sucre et le citron coupé en rondelles ou en dés. Réservez au frais au moins quatre heures avant de servir.

Pour éviter que votre réfrigérateur ne consomme trop d'énergie, laissez refroidir à température ambiante avant de mettre au frais !

Pour un thé glacé zéro déchet : on achète du thé en vrac dans son propre contenant, et soit on réutilise ensuite les morceaux de citron dans un gâteau, soit on les composte.

Remarque : ici on utilise du thé earl grey à la bergamote, qu'on boit finalement rarement chaud, mais qu'on adore en version thé glacé ! A vous de tester les associations qui vous plaisent !
On préfère le thé glacé aromatisé au citron plutôt qu'à d'autres fruits car il est, à notre sens, bien plus rafraîchissant. Toutefois, rien n'empêche de s'amuser avec des pêches ou autres !

samedi 10 juin 2017

Alternatives au sucre blanc

Chez les castors, le sucre blanc a disparu de la cuisine. Ce choix, nous l'avons fait pour notre santé. Pour autant, on utilise encore du sucre, mais un sucre bien meilleur et surtout, on lui a trouvé aussi quelques alternatives. Qui a dit que sans sucre blanc il n'y avait pas de plaisir ?




Le sucre blanc est-il naturel ?

Le sucre blanc, qui est en fait du saccharose pur, est mauvais pour la santé, n'ayons pas peur des mots. Autrefois, le seul "sucre" (à proprement parler) qui était utilisé provenait de la canne à sucre. C'est au XIXème siècle que la France a développé la culture de la betterave en vue de la production industrielle de sucre blanc. Mais cet aliment présent dans toutes les cuisines n'est pas naturel : il est issu de nombreuses transformations, à savoir des traitements physiques et chimiques, qu'on appelle le raffinage.


Sucre blanc et santé

Si le sucre extrait d'autres végétaux et qui n'est pas raffiné contient des vitamines, des oligo-éléments, le sucre blanc, lui, n'a plus aucun intérêt nutritif, il est constitué de calories tout bonnement vides ! A ceux qui opteraient pour la cassonade ou le sucre blond en pensant bien faire, attention : il ne s'agit de rien d'autre que du sucre blanc recoloré avec du caramel. Intérêt nutritionnel zéro.
Quand on sait que le sucre blanc est ajouté, parfois en quantités ahurissantes, à une foule d'aliments industriels (sauces, biscuits, sodas, jus de fruits, charcuterie, plats préparés, pain de mie, biscuits apéritifs, compotes, desserts...), il est aisé de comprendre l'explosion des problèmes de santé comme l'obésité ou le diabète dans notre société moderne.
Le sucre a un autre inconvénient : il est comparable à une drogue dans la mesure où il active des zones du cerveau associées au plaisir et crée une certaine dépendance. On comprend mieux pourquoi on est tentés de finir un paquet de bonbons tout juste entamé, ou encore pourquoi les enfants en raffolent.
Par ailleurs, il est actuellement défendu qu'une importante consommation de sucre libérerait dans l'organisme des substances aidant à la prolifération des cellules cancéreuses. Il y a de quoi s'inquiéter.

jeudi 25 mai 2017

Y’a du caca dans l’eau potable....

Lorsqu’on parle de transition, on axe souvent cette question autour de la future (mais non moins réelle) raréfaction des énergies fossiles que sont le pétrole et le gaz et de leur empreinte écologique néfaste. Et l’on cherche avec raison à en réduire notre consommation.
Chez les castors, une ressource bien plus importante selon nous doit être économisée et mise sur le devant de la scène : l’eau  !

Parce que si on imagine vraiment sans trop de difficulté une vie sans pétrole et sans plastique (essayez ça fait du bien!), c’est un peu plus compliqué d’imaginer un monde sans eau et surtout sans eau potable...

Quelques chiffres qui donnent à réfléchir...

Notre jolie planète a comme petit surnom la planète bleue. Et pour cause, l’eau recouvre 72 % de la surface la Terre !

jeudi 18 mai 2017

Inititiation à la permaculture à l'air des pichoulis


Dans notre projet de retour à la terre et notre envie de créer un jardin partagé et ouvert, le plus respectueux possible de l’homme et de la nature, j’ai lu pas mal de livres et documentations ayant trait à la permaculture.

J’aurais aimé faire une formation de plusieurs jours dans ce domaine mais les coûts parfois élevés et surtout le temps manquant m’ont empêché d’envisager pour l’instant un tel projet.

Alors quand je suis tombé sur la page facebook de l’Air des pichoulis proposant une initiation à la permaculture sur deux jours à HERRIN (59) pour 90€ repas du midi compris, je n’ai pas longtemps hésité, et j’ai bien fait !


Le deal était assez clair dès le départ : il ne s’agissait pas de pratiquer des techniques de jardinage mais bien de « découvrir une approche globale de conception de systèmes grâce à la mise en œuvre de l'éthique, des principes et de la méthode de design permaculture ».

Autrement dit, le week-end n’avait pas pour but de nous faire pratiquer la grelinette mais plutôt de nous faire appréhender de manière concrète, au travers d'échanges et d'activités, la notion de permaculture dans sa globalité.

Moi qui avait découvert essentiellement la question dans les livres, je n’attendais que ça !

lundi 15 mai 2017

Un mois sans supermarché : LE BILAN

Il y a un mois tout pile, on se lançait un défi de plus dans notre démarche de transition : celui de ne pas fréquenter de supermarché pendant 1 mois. #ledefidescastors (à lire ici)

Alors, les castors ? Défi relevé ?


On fait le bilan...

En un mois, nous avons tenu le cap, et n'avons mis les pieds au supermarché que pour deux exceptions : 
- l'achat d'une paire de collants un matin de mariage un peu frisquet; 
- l'achat de sachets de levure un samedi soir à 18h, quand je me suis rendu compte que je n'en avais plus pour faire les gâteaux d'anniversaire du lendemain.

Ces deux achats, nous aurions pu les faire ailleurs si nous avions anticipé. 

Où avons nous fait nos courses ?

A vrai dire, nous n'avons pas eu à beaucoup changer nos habitudes car nous fréquentions déjà peu les supermarchés.

mardi 9 mai 2017

"Si on va dans le mur, on ira en chantant" (petit focus sur l'engagement)

Salut chez vous, chers amis curieux de la transition ! Ici madame Castor. 
L'article que je vous ai concocté aujourd'hui ne parlera ni de recette, ni d'astuce zéro déchet, il sera en réalité tout à fait personnel, mais j'espère que vous y trouverez tout de même un intérêt.

Aujourd'hui, je voulais m'attarder sur la notion d'engagement. Il n'est pas rare que les gens me disent au détour d'une conversation : "toi, en matière d'écologie, tu es engagée!". Pourtant, je n'ai pas le sentiment de faire des choses exceptionnelles, je n'ai pas le sentiment d'être dans le militantisme comme certains pourraient l'entendre. 

Jusqu'à un âge assez avancé, j'ai cru que l'engagement, qu'il soit politique, associatif ou encore religieux, n'était pas pour moi. Je suis une personne de nature discrète, pas vraiment du genre à faire des esclandres, pas du genre protestataire non plus, bref, je ne courais pas les manifs. Jamais je n'ai eu envie d'adhérer à un parti politique, ou de militer pour telle ou telle cause. Sûrement parce que ce n'était pas quelque chose de courant dans ma famille, mais aussi parce que je ne me sentais pas particulièrement légitime pour être la voix d'une cause ou d'une conviction. Je laissais cela à d'autres qui le faisaient très bien.

Et puis je suis devenue maman. Une maman anti-lingettes, anti-blédina/nestlé/mustela/pampers, aux côtés d'un monsieur Castor lui aussi anti tout ça. Avoir la responsabilité d'un petit être si vulnérable qu'un nourrisson (et le nôtre, avec son petit kilo et demi, ses 6 semaines d'avance et son foie paresseux, l'était d'autant plus...) bouleverse les habitudes, les certitudes... et force à faire des choix. Il était assez évident pour nous qu'on n'utiliserait pas (en tout cas le moins possible) de produits cracra pour nourrir et laver nos enfants.
Je ne le savais pas, mais déjà, je m'étais un peu "engagée".

L'entrée dans le mode de vie zéro déchet a été un virage supplémentaire. En réalité, c'est ce changement dans notre quotidien qui nous a fait basculer dans ce qu'on appelle aujourd'hui "la transition".
Je n'entrerai pas dans le détail de ce virage, puisque tout le contenu du blog l'explique, finalement !

Aujourd'hui, quand je me distancie un peu et que j'observe la presque trentenaire que je suis, je réalise que même si je ne me considère pas comme exemplaire, même si je sais qu'on a encore une foule de progrès à faire, je suis, c'est vrai, engagée.
Fait très étonnant, l'ex grande timide sans trop de convictions que j'étais il y a encore quelques années s'est métamorphosée en 3 ou 4 ans en une personne qui n'a pas peur d'être différente, de faire partie d'une minorité, qui a des convictions, qui ne craint pas d'en parler en public. L'engagement, qui ne m'intéressait pas autrefois, est devenu une nécessité, et s'est manifesté au travers de la création de l'association (Ter(re)tous Transition).
Citation de Gandhi (source)

Si ce changement a été possible, c'est sans aucun doute parce qu'à un moment, j'ai été confrontée, je dirais même NOUS avons été confrontés (car c'est vraiment une démarche qui lie notre couple) à l'absurdité de notre vie d'hyper-consommateurs. Nous avons touché le fond et avons eu besoin de retrouver le sens de notre vie
Aujourd'hui, je suis engagée parce que j'ai trouvé ma cause. J'ai trouvé LA cause. 

La cause qui m'anime, ce n'est plus d'engraisser Auchan, Carrefour and co pour remplir mes placards d'inutile et combler le vide de mon existence. C'est au contraire d’œuvrer avec le pouvoir qui est entre mes mains pour une société différente, plus respectueuse de la nature et de l'humain, plus démocratique, où chacun de nous se réapproprie son existence en étant plus autonome, en n'ayant pas peur de l'autre. Ma cause, ce n'est pas "juste" acheter bio et continuer à dépenser des sommes folles dans du superflu. C'est me changer intérieurement, être plus bienveillante envers les autres, et envers moi aussi. C'est m'ouvrir à la multitude, à la diversité. C'est lâcher prise, arrêter de vouloir tout contrôler, surtout pas les autres, d'ailleurs. C'est être plus positive, et faire confiance. Ma cause, c'est de ne plus contribuer à ce qui me paraît être un suicide collectif opéré par une bonne partie de l'humanité, enfin, surtout une bonne partie des occidentaux (et de leurs dirigeants...). C'est accepter d'être une minorité, c'est agir pour ce qui me semble juste, et le faire dans la joie et l'amour. 

A vous qui ne vous êtes jamais engagé(e)s, peut-être n'avez vous tout simplement pas encore trouvé votre cause ?


jeudi 20 avril 2017

Dentifrice maison (version 2)

Nous voilà de retour avec une seconde recette de dentifrice.
Eh oui, la première, qui est toujours accessible ici, était satisfaisante côté dentaire, mais nos canalisations n'ont pas trop aimé l'utilisation très régulière de l'argile et se sont un peu bouchées...

Entre temps, nous avons donc opté pour un dentifrice solide du commerce (celui que propose Lamazuna), mais sans grande conviction. On avait un peu l'impression de se brosser les dents à l'eau...pas terrible pour un dentifrice payé près de 8 euros.

On a donc recommencé nos tambouilles, en revenant à quelque chose de moins épais pour nos tuyaux.



Il vous faut :
- de l'huile de coco (à conserver au réfrigérateur de préférence pour qu'elle ne devienne pas rance)
- du bicarbonate de sodium
- de l'huile essentielle (menthe ou citron par exemple)
- facultatif : vitamine E

La recette :
Dans une petite boîte, mélangez 6 cuillères à café d'huile de coco (n'hésitez pas à la tiédir un peu pour pouvoir la manipuler facilement) avec 1 cuillère à café de bicarbonate. Ajoutez 5 gouttes d'huile essentielle et une goutte de vitamine E (conservateur dispo sur des sites comme Aromazone).

Ce dentifrice ne convient pas aux enfants (comme toutes les préparations contenant des huiles essentielles).
Pour éviter la prolifération de microbes, ne plongez pas directement votre brosse à dent dans le dentifrice, utilisez plutôt une petite spatule (bâton de glace de récup...) pour en prélever la quantité voulue dans la boîte.

mardi 18 avril 2017

Un mois sans supermarché #ledefidescastors

Chez les castors, on est joueurs : les défis, on adore ça. Avec l'arrivée du printemps, les 6 mois du blog, le passage de la barre des 400 abonnés sur la page facebook, tout ça tout ça, on se sent pousser des ailes.
Alors, roulements de tambour, voici le grand défi que nous nous lançons, le "défi des castors"
faire nos courses pendant un mois sans mettre un pied au supermarché.



Comment nous est venue cette idée saugrenue ? Disons qu'elle résulte, bien entendu, de nos habitudes qui ont changé, c'est vrai, mais aussi d'un ras-le-bol.

lundi 17 avril 2017

On a testé : la lessive au lierre


Voilà des semaines qu'on voit des articles sur la lessive au lierre fleurir sur le net, il fallait qu'on teste. Naturelle, zéro déchet, quasi gratuite...les arguments en faveur de cette lessive à l'ancienne sont nombreux !
Le lierre grimpant contient des saponines : des substances émulsifiantes et nettoyantes. Voilà pourquoi il peut être utilisé pour laver le linge.

Oui mais cette lessive... nettoie-t-elle correctement le linge ? Est-elle facile à préparer ? Voilà les questions que tout le monde se pose.
Nous avons profité des jolis après-midis ensoleillés passés dans les jardins de nos parents pour cueillir ladite plante.

mardi 11 avril 2017

Une boîte à lire à Catorive

Jolie surprise en se promenant dans la rue pour aller poster une enveloppe : nous avons découvert qu'une boîte à lire avait été installée sur la place du quartier !

Cette initiative est celle du Soroptimist International, qui a un groupe à Béthune.

La boîte à lire permet aux habitants d'échanger librement des livres, sur le principe des boîtes à troc et autres givebox. Chez les castors, on adore le principe ! On avait même l'idée d'en installer une dans le quartier : voilà chose faite !

La boîte à lire est un excellent facilitateur d'accès à la lecture et à la culture ! Et c'est un bon moyen de donner une deuxième vie à vos bouquins, et d'en récupérer d'autres plutôt que de les acheter neufs.

Nous avions quelques livres qui justement, attendaient d'être déposés dans la pièce à troc du travail de madame Castor. On s'est dit qu'ils seraient tout aussi bien dans cette boîte à lire, qui en plus, était vide !

  
Pour ceux qui ne visualisent pas son emplacement, la voici en photo : il s'agit d'une boîte bleue intégrée au mur de l'école élémentaire Pasteur.
Nous espérons qu'elle remportera un vif succès !!!


jeudi 6 avril 2017

Remplacer le film alimentaire : tissu enduit DIY


Dans notre tentative de réduction des déchets, nous nous sommes confrontés à l'utilisation que nous faisions quasi quotidiennement du papier d'aluminium et du film étirable. Pas écolos pour deux sous ces deux là !

On s'est dit qu'il devait bien y avoir un moyen de les remplacer. On a fait quelques recherches, et on a trouvé l'alternative des "Bees wraps" : des morceaux de tissu enduits de cire d'abeille. Oui mais c'était un peu cher... Alors on a cherché encore un peu et on a trouvé des tutos pour réaliser soi-même un tissu enduit qui puisse servir d'emballage alimentaire !

vendredi 24 mars 2017

Les brosses à dents compostables

Après le liniment maison, on reste dans la salle de bains et cette fois on parle dentition (et je peux vous dire que je m'y connais en dents de castor, z'avez vu mes quenottes ?)

Notre casting est de plus en plus exigent en ce qui concerne nos brosses à dents : tu es en plastique ? Tu ne rentres pas. Tu as un emballage non recyclable qui ne sert à rien ? Tu ne rentres pas.

Non, désormais, nos brosses à dent sont en bois (exceptés les poils qui sont en plastique recyclable), elles sont compostables, comme leurs emballages. Bref, des brosses à dents Zéro déchet !

 
Nos premières brosses à dent compostables avaient été trouvées chez l'entreprise allemande Hydrophil. Elles nous ont apporté entière satisfaction sur de longs mois mais étaient maxi usées alors il a bien fallu les changer.

samedi 18 mars 2017

Le liniment maison, pour les bébés et les mamans

Le liniment maison, c'est le produit de toilette le plus simple du monde à faire, si bien qu'on se demande comment on a pu l'acheter pendant des années au lieu de le faire nous-mêmes !

Le lini-quoi ? Petite séance de rattrapage pour ceux et celles qui n'ont pas d'enfant !

Le liniment, c'est à l'origine un produit de toilette qu'on utilise pour les bébés, essentiellement pour leur nettoyer les fesses, mais pas que, à base d'huile d'olive et d'eau de chaux. Il en existe de toutes les sortes, de la composition basique à la plus douteuse, en fonction des marques et des points de vente.

Avec nos enfants, nous avons très vite adopté le liniment pour les changes : c'est un produit qui nettoie tout en protégeant la peau, parfait pour protéger des érythèmes, beaucoup moins irritant qu'une eau nettoyante ou des lingettes ! La texture grasse du liniment est aussi parfaite pour nourrir les peaux sèches ou pour faire des massages. Et je crois que nombreuses sont les mamans à avoir un jour testé le liniment comme démaquillant : ça marche du feu de dieu et ça ne décape pas la peau !

Nous n'avons plus de couches à changer ici mais le liniment reste un de nos produits chouchou : le démaquillant préféré de madame Castor, utilisé sur un coton lavable, mais aussi un produit très pratique pour débarbouiller les moustaches de chocolat des castors juniors !

mardi 14 mars 2017

Le déodorant maison version baume ou stick


Après plusieurs "fournées" de déodorant solide maison (recette ici), nous testons depuis près d'un mois le déodorant sous forme de baume
En effet, si le déo solide est assez facile à appliquer "au bon temps" car il fond plus facilement au contact de la peau, c'est un peu plus compliqué quand il fait froid (il se tient plus solide...). Nous avons aussi voulu tester la version baume pour pouvoir le placer dans un contenant et ne pas risquer une fonte dans nos affaires au contact d'une source de chaleur.
Les ingrédients - produits basiques dans les placards d'une famille zéro déchet ! - seront les mêmes que pour le déo solide, mais dans des proportions différentes.
 

dimanche 5 mars 2017

Réunir ses voisins autour de la Transition

Nous vous l'expliquions dans le dernier article, nous sommes arrivés à une étape dans la transition de notre famille où nous ressentons l'envie et le besoin de rencontrer d'autres personnes. Nous ne voulons pas agir tous seuls dans notre coin, nous sommes au contraire fort enthousiastes à l'idée de partager ce souhait de faire notre part avec des voisins qui ont les mêmes motivations.

C'est pourquoi nous nous sommes jetés à l'eau : nous avons invité nos voisins à une auberge espagnole sur le thème de la transition ce vendredi 3 mars. 

Pour toucher le plus grand nombre de personnes, nous avons :
- distribué 200 flyers autour de chez nous
- diffusé l'information sur le blog et les réseaux sociaux
- cherché des contacts potentiels sur les pages facebook en rapport avec le quartier
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Nous avions un peu le trac ! Et si personne ne venait ?
Notre objectif ? Réussir à toucher au moins deux personnes. Si deux personnes venaient, c'était gagné !
Avec 7 personnes présentes (sans compter notre propre famille, et malgré 2 désistements), nous pouvons dire que le pari est réussi. 

Pendant deux heures et demi, Manu et moi avons discuté avec Audrey, Thomas, François, Pascale, Jacques, Vincent, et Lucie. Nous avons fait connaissance, c'était passionnant d'écouter finalement ce qui les avait menés chez nous ce soir-là.
Nous nous sommes découvert des centres d'intérêt communs et complémentaires, des envies qui vont dans le même sens. Les voici résumés, ce sera plus parlant qu'un long discours :


Prometteur, n'est-ce pas ?

mardi 21 février 2017

Le castor et le colibri

Malgré les efforts des animaux toujours plus nombreux à s’activer, l’incendie continuait de ravager la forêt. Un castor ayant écouté le colibri décida de faire sa part en construisant un barrage afin de retenir l’eau de la rivière et ainsi inonder les berges pour ralentir la propagation des flammes. Voyant cela, le colibri, à chaque fois qu’il déposait une goutte d’eau pour éteindre le feu prélevait sur un arbre une brindille qu’il remettait au castor. Interloqués par ce nouveau manège, les autres animaux questionnèrent l’oiseau.
"Colibri, pourquoi perds tu ton temps et prends tu autant de risques pour quelques brindilles ? Tu fais déjà ta part, laisse donc faire le castor !"
Le volatile leur répondit alors :
"Plus vite le barrage sera terminé, plus court sera notre voyage pour aller chercher de l’eau. Le peu d’effort que cela me coûte, je le gagnerai au centuple par la suite. Ce n’est qu’en faisant converger nos efforts et nos consciences, ce n’est qu’ensemble, que nous parviendrons à éteindre l’incendie.

Au travers de ce petit récit qui prolonge modestement la légende désormais très connue du colibri, nous souhaitons illustrer un des aspects importants de notre engagement : le faire ensemble.

lundi 20 février 2017

Yaourts maison sans yaourtière

On vous expliquait le mois dernier comment faire des yaourts avec une yaourtière. Mais on avait lu un peu partout qu'on pouvait en faire sans machine, et ça, ça nous trottait sacrément dans la tête, puisqu'on essaie de se simplifier la vie en terme d'appareils électroménagers.

Adeptes de la simplicité, nous avons donc essayé la méthode basique suivante.

Comme pour les yaourts en yaourtière, nous avons fouetté notre litre de lait entier avec un yaourt nature, puis nous avons réparti la préparation dans nos pots.

samedi 18 février 2017

Recette anti-gaspi : le "Pain de chien"


Le "Pain d'chien" comme on dit dans le nord, plus communément appelé "pudding" est une recette INCONTOURNABLE chez la famille castor !

Recette anti-gaspillage par excellence puisqu'elle permet d'utiliser le pain rassi, elle est adorée sous notre toit, aussi bien des enfants que des adultes, et déclinable à l'infini !
Sucré, salé, tout est possible ! Au petit-déjeuner ou au goûter pour le premier, à l'apéro ou en plat du soir avec une petite salade pour le second, je connais deux qui s'en nourriraient bien exclusivement... (et ce ne sont pas forcément ceux auxquels vous pensez!)

Ici, le pudding, on le fait au pifomètre (j'entends Monsieur Castor grogner : paraîtrait que la mère Castor ferait toute sa cuisine au pifomètre, je ne vois ab-so-lu-ment pas de quoi il parle...). Mais comme vous êtes sympas, on va essayer de formaliser un peu tout cela !

jeudi 16 février 2017

La grotte et les patates pourries

L'un des arguments des détracteurs de la transition (oui, il  y en a encore !) c'est de dire que la sobriété comme mode de vie, c'est terne, fade, triste.... Pour citer Rob Hopkins (qui est un peu le "monsieur Transition"), beaucoup de gens voient ce changement de mode de vie comme un retour vers le passé, où l'on vivrait dans des grottes et où l'on mangerait des patates pourries !
Moins d'objets dans la maison, de produits dans les frigos et les placards, moins d'écrans, de divertissements, de distractions et en définitive, moins de plaisir.
Notre famille de castors avancerait lentement mais sûrement vers une vie monacale et austère !

Franchement, est ce que j'ai une tête de Mormon ?! (C'est une question rhétorique pour les petits malins qui voudrait y répondre !).
Il n'y a jamais eu autant de rires, d'échanges, de chants, de musiques et de danses dans notre maison depuis que nous sommes pleinement entrés en transition.

Oui c'est vrai, la sobriété c'est moins. Moins d'objets possédés, moins de choses consommées. Mais c'est aussi moins de temps perdu dans les rayons des magasins et moins d'argent dépensé dans le superflu. Posséder peu mais des objets de qualité et emplis des souvenirs qu'on y met, des objets fabriqués avec amour et patience.

mardi 14 février 2017

Les niouzes côté vrac autour de Béthune

Ce 14 février est un grand jour ! Eh non, pas à cause de la St Valentin, dont on n'a pas grand chose à faire chez les castors, mais tout bonnement parce qu'une épicerie de vente en vrac a ouvert ses portes dans le béthunois (enfin, c'est plutôt le bruaysis... nous dirons Béthune-Bruay, BB pour les intimes, pour citer l'office du tourisme..) !
L'Art du vrac, boutique dans la même veine que les désormais célèbres Day by day, se situe à Barlin (à côté de Bruay-la-Buissière, à 15' de Béthune en voiture), sur la place Salengro, en plein centre-ville. 

Profitant des vacances, Monsieur Castor y est allé en repérage ce matin-même, avec quelques bocaux et sacs en tissu sous le bras.

L'accueil fut très chaleureux, et le décor soigné, digne d'une véritable épicerie fine.

jeudi 2 février 2017

Incontournable : Famille (presque) zéro déchet, Ze guide

Depuis le temps qu'on doit vous parler de ce bouquin... En matière de Zéro déchet, il y a Béa Johnson, et il y a eux : la Famille (presque) zéro déchet. Impossible de passer à côté de ce guide quand on se lance dans le zéro déchet, et à juste titre, c'est ZE référence.


Jérémie Pichon et Bénédicte Moret (de leurs vrais noms) sont les auteurs de ce bouquin pratique à l'humour décapant. Leur force : le ton hilarant de leurs articles mais aussi le coup de crayon de Bénédicte, alias Bloutouf, qui est illustratrice et qui leur donne donc une identité graphique de folie.

Qu'on se le dise, avec Monsieur Castor, on a adoré lire cet ouvrage, bourré de bon points.

D'abord, le guide est très documenté. Les ZD ne se contentent pas de raconter leur life (contrairement à nous, quoi..), ils se basent sur des chiffres, des études, etc. C'est non seulement intéressant mais aussi gage de sérieux, derrière les jeux de mots et l'humour.

mardi 31 janvier 2017

Autopsie de notre poubelle #3

Janvier s'achève déjà, vient l'heure du premier bilan poubelles mensuel de 2017.
Puisqu'il est question de chiffres, nous avons commencé à synthétiser tout cela sous forme de graphique. Et la bonne nouvelle, c'est que les courbes descendent !!
Après des vacances de Noël assez catastrophiques en terme de kilos de déchets, en janvier nous avons redressé la barre et fait assez attention à nos achats.
Nous sommes arrivés, cette quatrième semaine, autour d'un kilo de déchets par poubelle (voire un peu moins), c'est assez honorable.

Que dit l'autopsie de notre poubelle noire ?

mercredi 25 janvier 2017

"Qu'est-ce qu'on attend ?" de Marie-Monique Robin

Ce mardi 24, nous avons assisté à la projection du dernier documentaire de Marie-Monique Robin au cinéma Les Etoiles, de Bruay-La Buissière : Qu'est-ce qu'on attend ?


Marie-Monique Robin est connue pour ses documentaires engagés. Après avoir parcouru les quatre coins de la Terre pour faire connaître au grand public des initiatives en faveur d'un nouveau système plus respectueux de l'humain et de la nature, elle revient cette fois avec un film sur une initiative  100% française. En effet, elle nous fait ici découvrir le chaleureux village d'Ungersheim, en Alsace, qui a la particularité d'être en transition !

vendredi 20 janvier 2017

"Demain et après...", le livre du film, Cyril Dion


Si vous vous intéressez de près ou de loin à la question écologique, difficile d'être passé à côté du phénomène Demain.  Le documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent est dans les salles depuis fin 2015, le million de spectateurs a été franchi en France, et le film est traduit et diffusé à l'étranger, dans 27 pays à l'heure où j'écris.

Si toutefois vous êtes passés à côté de ce succès, ou que vous vivez dans une grotte (^_^) , voici en quelques lignes le pitch du documentaire.

Alors que l’humanité est menacée par l’effondrement des écosystèmes, Cyril, Mélanie, Alexandre, Laurent, Raphäel et Antoine, tous trentenaires, partent explorer le monde en quête de solutions capables de sauver leurs enfants et, à travers eux, la nouvelle génération. A partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie...), ils vont tenter de reconstituer le puzzle qui permettra de construire une autre histoire de l’avenir.

La bande-annonce :

lundi 16 janvier 2017

Autopsie de notre poubelle #2

C'est parti pour le second bilan hebdomadaire de nos poubelles ! 
La première semaine de janvier, nos poubelles étaient assez lourdes, en grande partie à cause des excès des vacances de Noël.  (Retrouvez ici le bilan #1)

Poubelles noires :
- 800 g le lundi 
- 700 g le jeudi
1,5 kg en tout donc, qui comprenait : un bac à glaçons cassé, un verre cassé (oui, ça va, hein!), des enveloppes bulles (colis reçus), une barquette vide de falafels, quelques plastiques fins type films/blisters, des os de poulet.

Poubelles jaunes (recyclables) : 1,9 kg

Poubelle verte (verre) : 5,4 kg

Nous avons considérablement réduit nos déchets cette semaine, avec la reprise des courses "habituelles" où nous faisons très attention au conditionnement des aliments, en privilégiant des produits de base et la cuisine maison. Acheter en vrac, apporter ses sacs pour les légumes, privilégier les conserves en pots et les bouteilles en verre, faire ses goûters maison, ..., autant de petits gestes qui ont un impact mesurable sur le poids de nos poubelles !

mercredi 11 janvier 2017

Faire des yaourts maison


Depuis la création du blog, nous voulions consacrer un article aux yaourts maison. Et pour cause : ce fut notre premier pas "revendiqué" dans la démarche zéro déchet, en septembre 2015. 
L'article a tardé à venir pour la simple raison que je fais les yaourts le soir, souvent vers 20 h, et qu'il fait donc noir à cette heure en cette saison : impossible de prendre des photos potables. On a dérogé à la règle aujourd'hui et réalisé les yaourts en après-midi (pour pouvoir enfin pondre l'article!).

Faire ses yaourts, c'est un geste qu'on imagine compliqué, au premier abord. La bonne nouvelle, c'est qu'en réalité, c'est simplissime : même un enfant de 6 ans peut le faire ! On s'imagine aussi qu'acquérir une yaourtière, c'est cher. Même s'il est vrai que des marques connues en proposent des multi-fonctions à plus de 100 €, on peut aussi en trouver à partir d'une quinzaine d'euros. (On vous le concède, ce ne doit pas être la panacée en terme d'obsolescence et de made in china. RDV en fin d'article pour savoir comment faire des yaourts sans yaourtière.)

dimanche 8 janvier 2017

Autopsie de notre poubelle #1

La première semaine de janvier s'achève, c'est le moment parfait pour commencer un nouveau défi que nous pourrons poursuivre toute l'année.
Rien de tel que les chiffres pour évaluer des progrès, nous avons donc commencé la pesée de nos poubelles. Plus particulièrement la poubelle noire, qui est notre "bête noire" (justement) dans la démarche zéro déchet.

L'avantage de commencer cela juste après les fêtes de fin d'année, c'est qu'on progressera forcément. Cette première poubelle noire fut en effet une vraie "poubelle de la honte" !!! (Là on a envie de se promener avec une cloche en criant "Shame", c'est clair - humour! Et référence à une pub récente pour sodastream).

Nous avons deux ramassages d'ordures ménagères par semaine (le lundi et le jeudi), un pour les recyclables (papier/carton/plastique dur) et un pour le verre. (A partir de mars, ça change, mais on en parlera en temps voulu).
Le jeudi précédent nous n'avions toutefois pas sorti la poubelle noire qui n'était pas très chargée. La poubelle du premier lundi de janvier (poubelle d'une grosse semaine donc) pesait 5,2 kg. Gloups. Le GROS carnage.
Or, si les chiffres permettent le constat, il faut bien aller au-delà pour comprendre comment progresser.
Nous avons donc "autopsié" la poubelle pour évaluer ce qui nous avait vraiment plombés.

samedi 7 janvier 2017

Retour à la terre avec les incroyables comestibles !

Nous vous l'indiquions dans un précédent article, nous aimerions que 2017 soit pour notre famille de Castor, l'année du retour à la terre. Certes, un léger problème nous freine dans nos envies : nous n'avons pas de jardin...! Mais heureusement, nous avons pleins d'idées ! 

D'abord (un grand merci au père noël) nous allons pouvoir mettre un carré potager dans notre petite cour citadine. Nous vous en donnerons régulièrement des nouvelles une fois qu'il sera installé. Malheureusement faute d'ensoleillement suffisant et bien sûr, de place, nous serons limités dans nos semis. Toutefois, nous nous renseignons aussi sur les possibilités en terme de plantations "verticales" dans la mesure où notre cour est encadrée de grands murs. Ce potager est une première étape qui nous est nécessaire et elle permettra à notre famille de castor de mettre les mains dans la gadoue ! 

Mais ce carré n'est qu'une partie de notre projet de retour à la terre. En effet, s'il est nécessaire, nous risquons rapidement d'en ressentir les limites. Dans l'idéal, nous achèterions bien un petit bout de jardin de nos voisins mais il faudrait pour cela  régler les questions techniques (un mur de 6 m de haut et une dépendance en brique nous séparent du-dit jardin) et financières. Et puis, il faudrait que l'on en parle au propriétaire également !...Du coup, l'idée est là mais ce ne sera pas pour tout de suite.

Nous pourrions faire notre jardin chez les papy et mamie. Ils sont tout à fait d'accord avec l'idée et papy René possède pas mal de connaissances dans le domaine et il nous serait d'une grande aide. Mais, même s'ils habitent dans la ville d'à côté, la distance nécessiterait des allers-retours en voiture et pourrait être un frein à long terme dans notre motivation. Là encore, nous gardons cette idée en tête.
Mais ces derniers temps, une ancienne idée nous est revenue au détour de nos lectures...Une idée totalement en accord avec notre transition et cet état d'esprit qui nous meut. Une idée qui allie cette envie de retour à la terre et ce besoin de partage, de communauté.

jeudi 5 janvier 2017

Produit vaisselle #2

Le mois dernier, nous vous donnions notre recette de liquide vaisselle dans cet article .

Nous avons utilisé deux flacons de ce produit fait-maison, avec plus ou moins de satisfaction. Ce produit lave, mais pour les plats vraiment très gras (du style le plat de poulet qui est allé au four), ou pour les verres qu'on veut vraiment brillants (verres à pied, etc), ce n'est pas franchement concluant.
C'est donc un bon produit pour une petite vaisselle de tasses, bols, assiettes.

Après quelques recherches et tests, on en est revenus à quelque chose de BEAUCOUP plus simple, pour la vaisselle !

Tadaaaam :

Eh oui, on n'a pas inventé l'eau chaude, un bon bloc de savon de marseille sur lequel on frotte sa brosse à vaisselle fait tout bonnement l'affaire. Il dure très longtemps, coûte peu cher, est respectueux de l'environnement, génère peu voire pas de déchet selon le conditionnement à l'achat, et lave très bien.

Petite astuce pour une vaisselle bien nette : essuyer rapidement la vaisselle après rinçage. Si vous laissez sécher dans l'égouttoir, il y aura des traces.

En conséquence, voilà qui simplifie vraiment la vie pour les vacances en camping par exemple : on emporte un ou deux savons (dans une boîte en métal) qui servent à tout faire. La vaisselle, la lessive à la main, et la toilette.

Quand on vous dit que le zéro déchet simplifie la vie !

mercredi 4 janvier 2017

L'heure du bilan.

C'est vrai, notre transition à proprement parler est récente et un bilan apparaît peut-être prématuré. Mais les débuts d'année ont en eux une force motrice et mobilisatrice importante qu'il serait dommage de ne pas utiliser non ? Alors tirons un rapide bilan de ces derniers mois pour mieux fixer nos "objectifs" pour 2017. 

2016 fut l'année du réveil pour notre famille Castor. Le ronron de la vie nous avait plongé dans une sorte de léthargie certainement rassurante sur quelques points mais surtout remplie de futilités et souvent vide de sens. L'envie de changement, de transition était en germe, en 2016, la graine a donné une pousse qui est sortie de terre.

L'année du réveil est également l'année des constats. Comme beaucoup, nous surconsomm(i)ons et souvent en dépit du bon sens, nous rempliss(i)ons notre maison et  nos heures d'inutile. 
Nous avions déjà, sans mettre de mot dessus, débuté notre transition (achats plus responsables, compost, plus de produits faits maison, réduction des produits d'hygiène et de nettoyage nocifs au profit de produits écologique et/ou fait maison...), l'année 2016 nous a confirmé qu'il fallait poursuivre dans cette voie.

dimanche 1 janvier 2017

Bonjour 2017 ! (Le pot de gratitude)

La famille Castor au grand complet vous souhaite une merveilleuse année 2017. Qu'elle soit pour vous synonyme d'épanouissement, d'amour, de belles rencontres, de moments partagés en famille, d'engagement solidaire, de projets fous et enthousiasmants... 

Cette nouvelle année qui commence est l'occasion parfaite pour nous de vous parler de notre "pot de gratitude". Nous en avions préparé un pour commencer 2016 et avons renouvelé l'expérience en ce 31/12.

Le principe ? Vous choisissez un pot ou une boîte dans lequel vous déposez tout au long de l'année tous les petits bidules que vous ne voulez pas jeter parce qu'ils vous rappellent des bons moments. Cailloux, coquillages, billets de spectacles, carte postale, ticket de train... les possibilités sont infinies,  mais en plus cela permet de dédier un endroit précis à toutes ces babioles qu'on laisse souvent traîner dans des tiroirs, sur le bureau, dans son portefeuille, etc. On peut aussi y glisser des petits papiers sur lesquels on note des phrases rigolotes prononcées par les enfants, des expériences vécues, ou même des photos.
Quand l'année se termine, on ouvre le pot en famille et on se remémore les bons moments de l'année écoulée. On remercie la vie de nous avoir apporté tous ces petits bonheurs, on retient le meilleur, on se remercie les uns les autres pour le temps partagé, pour la joie, pour l'humour, bref, on POSITIVE !!!