jeudi 18 mai 2017

Inititiation à la permaculture à l'air des pichoulis


Dans notre projet de retour à la terre et notre envie de créer un jardin partagé et ouvert, le plus respectueux possible de l’homme et de la nature, j’ai lu pas mal de livres et documentations ayant trait à la permaculture.

J’aurais aimé faire une formation de plusieurs jours dans ce domaine mais les coûts parfois élevés et surtout le temps manquant m’ont empêché d’envisager pour l’instant un tel projet.

Alors quand je suis tombé sur la page facebook de l’Air des pichoulis proposant une initiation à la permaculture sur deux jours à HERRIN (59) pour 90€ repas du midi compris, je n’ai pas longtemps hésité, et j’ai bien fait !


Le deal était assez clair dès le départ : il ne s’agissait pas de pratiquer des techniques de jardinage mais bien de « découvrir une approche globale de conception de systèmes grâce à la mise en œuvre de l'éthique, des principes et de la méthode de design permaculture ».

Autrement dit, le week-end n’avait pas pour but de nous faire pratiquer la grelinette mais plutôt de nous faire appréhender de manière concrète, au travers d'échanges et d'activités, la notion de permaculture dans sa globalité.

Moi qui avait découvert essentiellement la question dans les livres, je n’attendais que ça !

lundi 15 mai 2017

Un mois sans supermarché : LE BILAN

Il y a un mois tout pile, on se lançait un défi de plus dans notre démarche de transition : celui de ne pas fréquenter de supermarché pendant 1 mois. #ledefidescastors (à lire ici)

Alors, les castors ? Défi relevé ?


On fait le bilan...

En un mois, nous avons tenu le cap, et n'avons mis les pieds au supermarché que pour deux exceptions : 
- l'achat d'une paire de collants un matin de mariage un peu frisquet; 
- l'achat de sachets de levure un samedi soir à 18h, quand je me suis rendu compte que je n'en avais plus pour faire les gâteaux d'anniversaire du lendemain.

Ces deux achats, nous aurions pu les faire ailleurs si nous avions anticipé. 

Où avons nous fait nos courses ?

A vrai dire, nous n'avons pas eu à beaucoup changer nos habitudes car nous fréquentions déjà peu les supermarchés.

mardi 9 mai 2017

"Si on va dans le mur, on ira en chantant" (petit focus sur l'engagement)

Salut chez vous, chers amis curieux de la transition ! Ici madame Castor. 
L'article que je vous ai concocté aujourd'hui ne parlera ni de recette, ni d'astuce zéro déchet, il sera en réalité tout à fait personnel, mais j'espère que vous y trouverez tout de même un intérêt.

Aujourd'hui, je voulais m'attarder sur la notion d'engagement. Il n'est pas rare que les gens me disent au détour d'une conversation : "toi, en matière d'écologie, tu es engagée!". Pourtant, je n'ai pas le sentiment de faire des choses exceptionnelles, je n'ai pas le sentiment d'être dans le militantisme comme certains pourraient l'entendre. 

Jusqu'à un âge assez avancé, j'ai cru que l'engagement, qu'il soit politique, associatif ou encore religieux, n'était pas pour moi. Je suis une personne de nature discrète, pas vraiment du genre à faire des esclandres, pas du genre protestataire non plus, bref, je ne courais pas les manifs. Jamais je n'ai eu envie d'adhérer à un parti politique, ou de militer pour telle ou telle cause. Sûrement parce que ce n'était pas quelque chose de courant dans ma famille, mais aussi parce que je ne me sentais pas particulièrement légitime pour être la voix d'une cause ou d'une conviction. Je laissais cela à d'autres qui le faisaient très bien.

Et puis je suis devenue maman. Une maman anti-lingettes, anti-blédina/nestlé/mustela/pampers, aux côtés d'un monsieur Castor lui aussi anti tout ça. Avoir la responsabilité d'un petit être si vulnérable qu'un nourrisson (et le nôtre, avec son petit kilo et demi, ses 6 semaines d'avance et son foie paresseux, l'était d'autant plus...) bouleverse les habitudes, les certitudes... et force à faire des choix. Il était assez évident pour nous qu'on n'utiliserait pas (en tout cas le moins possible) de produits cracra pour nourrir et laver nos enfants.
Je ne le savais pas, mais déjà, je m'étais un peu "engagée".

L'entrée dans le mode de vie zéro déchet a été un virage supplémentaire. En réalité, c'est ce changement dans notre quotidien qui nous a fait basculer dans ce qu'on appelle aujourd'hui "la transition".
Je n'entrerai pas dans le détail de ce virage, puisque tout le contenu du blog l'explique, finalement !

Aujourd'hui, quand je me distancie un peu et que j'observe la presque trentenaire que je suis, je réalise que même si je ne me considère pas comme exemplaire, même si je sais qu'on a encore une foule de progrès à faire, je suis, c'est vrai, engagée.
Fait très étonnant, l'ex grande timide sans trop de convictions que j'étais il y a encore quelques années s'est métamorphosée en 3 ou 4 ans en une personne qui n'a pas peur d'être différente, de faire partie d'une minorité, qui a des convictions, qui ne craint pas d'en parler en public. L'engagement, qui ne m'intéressait pas autrefois, est devenu une nécessité, et s'est manifesté au travers de la création de l'association (Ter(re)tous Transition).
Citation de Gandhi (source)

Si ce changement a été possible, c'est sans aucun doute parce qu'à un moment, j'ai été confrontée, je dirais même NOUS avons été confrontés (car c'est vraiment une démarche qui lie notre couple) à l'absurdité de notre vie d'hyper-consommateurs. Nous avons touché le fond et avons eu besoin de retrouver le sens de notre vie
Aujourd'hui, je suis engagée parce que j'ai trouvé ma cause. J'ai trouvé LA cause. 

La cause qui m'anime, ce n'est plus d'engraisser Auchan, Carrefour and co pour remplir mes placards d'inutile et combler le vide de mon existence. C'est au contraire d’œuvrer avec le pouvoir qui est entre mes mains pour une société différente, plus respectueuse de la nature et de l'humain, plus démocratique, où chacun de nous se réapproprie son existence en étant plus autonome, en n'ayant pas peur de l'autre. Ma cause, ce n'est pas "juste" acheter bio et continuer à dépenser des sommes folles dans du superflu. C'est me changer intérieurement, être plus bienveillante envers les autres, et envers moi aussi. C'est m'ouvrir à la multitude, à la diversité. C'est lâcher prise, arrêter de vouloir tout contrôler, surtout pas les autres, d'ailleurs. C'est être plus positive, et faire confiance. Ma cause, c'est de ne plus contribuer à ce qui me paraît être un suicide collectif opéré par une bonne partie de l'humanité, enfin, surtout une bonne partie des occidentaux (et de leurs dirigeants...). C'est accepter d'être une minorité, c'est agir pour ce qui me semble juste, et le faire dans la joie et l'amour. 

A vous qui ne vous êtes jamais engagé(e)s, peut-être n'avez vous tout simplement pas encore trouvé votre cause ?


jeudi 20 avril 2017

Dentifrice maison (version 2)

Nous voilà de retour avec une seconde recette de dentifrice.
Eh oui, la première, qui est toujours accessible ici, était satisfaisante côté dentaire, mais nos canalisations n'ont pas trop aimé l'utilisation très régulière de l'argile et se sont un peu bouchées...

Entre temps, nous avons donc opté pour un dentifrice solide du commerce (celui que propose Lamazuna), mais sans grande conviction. On avait un peu l'impression de se brosser les dents à l'eau...pas terrible pour un dentifrice payé près de 8 euros.

On a donc recommencé nos tambouilles, en revenant à quelque chose de moins épais pour nos tuyaux.



Il vous faut :
- de l'huile de coco (à conserver au réfrigérateur de préférence pour qu'elle ne devienne pas rance)
- du bicarbonate de sodium
- de l'huile essentielle (menthe ou citron par exemple)
- facultatif : vitamine E

La recette :
Dans une petite boîte, mélangez 6 cuillères à café d'huile de coco (n'hésitez pas à la tiédir un peu pour pouvoir la manipuler facilement) avec 1 cuillère à café de bicarbonate. Ajoutez 5 gouttes d'huile essentielle et une goutte de vitamine E (conservateur dispo sur des sites comme Aromazone).

Ce dentifrice ne convient pas aux enfants (comme toutes les préparations contenant des huiles essentielles).
Pour éviter la prolifération de microbes, ne plongez pas directement votre brosse à dent dans le dentifrice, utilisez plutôt une petite spatule (bâton de glace de récup...) pour en prélever la quantité voulue dans la boîte.

mardi 18 avril 2017

Un mois sans supermarché #ledefidescastors

Chez les castors, on est joueurs : les défis, on adore ça. Avec l'arrivée du printemps, les 6 mois du blog, le passage de la barre des 400 abonnés sur la page facebook, tout ça tout ça, on se sent pousser des ailes.
Alors, roulements de tambour, voici le grand défi que nous nous lançons, le "défi des castors"
faire nos courses pendant un mois sans mettre un pied au supermarché.



Comment nous est venue cette idée saugrenue ? Disons qu'elle résulte, bien entendu, de nos habitudes qui ont changé, c'est vrai, mais aussi d'un ras-le-bol.

lundi 17 avril 2017

On a testé : la lessive au lierre


Voilà des semaines qu'on voit des articles sur la lessive au lierre fleurir sur le net, il fallait qu'on teste. Naturelle, zéro déchet, quasi gratuite...les arguments en faveur de cette lessive à l'ancienne sont nombreux !
Le lierre grimpant contient des saponines : des substances émulsifiantes et nettoyantes. Voilà pourquoi il peut être utilisé pour laver le linge.

Oui mais cette lessive... nettoie-t-elle correctement le linge ? Est-elle facile à préparer ? Voilà les questions que tout le monde se pose.
Nous avons profité des jolis après-midis ensoleillés passés dans les jardins de nos parents pour cueillir ladite plante.

mardi 11 avril 2017

Une boîte à lire à Catorive

Jolie surprise en se promenant dans la rue pour aller poster une enveloppe : nous avons découvert qu'une boîte à lire avait été installée sur la place du quartier !

Cette initiative est celle du Soroptimist International, qui a un groupe à Béthune.

La boîte à lire permet aux habitants d'échanger librement des livres, sur le principe des boîtes à troc et autres givebox. Chez les castors, on adore le principe ! On avait même l'idée d'en installer une dans le quartier : voilà chose faite !

La boîte à lire est un excellent facilitateur d'accès à la lecture et à la culture ! Et c'est un bon moyen de donner une deuxième vie à vos bouquins, et d'en récupérer d'autres plutôt que de les acheter neufs.

Nous avions quelques livres qui justement, attendaient d'être déposés dans la pièce à troc du travail de madame Castor. On s'est dit qu'ils seraient tout aussi bien dans cette boîte à lire, qui en plus, était vide !

  
Pour ceux qui ne visualisent pas son emplacement, la voici en photo : il s'agit d'une boîte bleue intégrée au mur de l'école élémentaire Pasteur.
Nous espérons qu'elle remportera un vif succès !!!